CHRISTMAS NOT FOR EVERYONE

C’est toujours une période que je redoute fortement Noël. Je pensais qu’au fil des années cela irait mieux. Mais en fait non…
J’aimerais tellement arriver à me dire que c’est quand même une période assez cool de retrouvailles en famille. Que malgré tout l’aspect commercial que ça dégage, c’est quand même fait dans un esprit bienveillant et chaleureux. Mais en fait non…
J’aimerais tellement ne pas envier vos photos/vidéos instagram. J’aimerais tellement me dire que ça va vite passer. Mais en fait non…

Mais, je me suis rendu compte que dans mon « malheur » je n’étais pas seule.
Grand nombre de mes amis redoutent ce moment. Car pour certains, Noël signifie aussi règlement de comptes en famille. Grosse remise en question sur l’année qui vient de s’écouler.
Avant je me cassais le cul à réunir tout plein de gens, qui préféraient s’échapper après le diner et les cadeaux, et on s’enfumait, buvait entre potes, comme d’habitude.
C’était vraiment chouette. Cela me faisait du bien.

Mais rendez-vous compte de la chance que vous avez de pouvoir les avoir en face de vous. Même si vous vous faîtes engueuler par la moitié de la mif. Ils sont là, en face de vous.
Vous pouvez leur parler, partager, écouter.
Vous pouvez les serrer dans vos bras, essayer de leur dire à quel point vous les aimez, même si ce n’est pas dans votre nature.
Vous pouvez essayer de décrocher la tête de votre portable pour UN SOIR. Pour prendre le temps.
Prendre le temps de réaliser la chance que vous avez. Tout simplement.

Pensez 5 minutes à vous mettre à ma place, ou à la place de certains qui n’ont quasiment jamais connu ça. Que les membres de leur famille soient encore là ou disparus, pour beaucoup le terme de famille n’est pas ou ne veut pas être respecté.
Je pense également à l’isolement des personnes âgées. Cela me pince le cœur de me demander comment elles arrivent à être aussi fortes mentalement sans nouvelles de leurs proches ou autre.
C’est dur. Et je me demande parfois comment j’arrive à être encore debout tellement se battre contre ses regrets et ses remords s’avère épuisant parfois.

Je regrette de ne pas avoir assez dit à mes parents que je les aimais. Je regrette tellement de choses.
Mais j’ai la chance d’être bien entourée. A distance ou non.
Pensez à vous entourer des bonnes personnes et n’ayez aucun scrupule à en dégager certaines de votre vie.
Ne pensez pas trop à vous-même, à vos likes sur instagram, à vos nombres de vues sur Youtube.
Profitez chaque jour de l’instant présent. Avant qu’il ne soit trop tard.
Et aimez-vous les uns les autres.

 

  

En fait, je me rends compte que je déteste les fêtes de fin d’année.
J’ai l’impression que cette période te pousse constamment à te remettre en question et à faire le bilan de ta vie. Ce qui d’une part est assez important, mais d’un autre côté, cela peut s’avérer vite déprimant.
Tu te questionnes sur les éventuels bons ou mauvais choix que tu as pu faire, tu as envie de refaire des choses différemment mais tu ne le peux pas.
Pour ma part, ça a été encore une année assez compliquée. J’ai dû encore gérer une succession, un décès, pour que mon frère et moi puissions continuer à avancer. Je me rends compte que cela devient de plus en plus éprouvant pour moi, car j’ai le défaut de toujours faire passer le bonheur des autres avant le mien. Du coup, je perds du temps sur mes objectifs, mes motivations, et me retrouve souvent à me dire « Non mais Julie là stop ».
J’ai toujours eu un manque cruel de confiance en moi, et des fois, juste entendre un « je suis fière de toi », peu importe la personne, peut me faire extrêmement plaisir voire pleurer.
Apprendre à s’aimer peut prendre du temps et s’avère être quelque chose que j’aimerais réussir à faire en 2018.

J’ai encore changé de ville. Je crois que j’ai toujours eu du mal à rester en place. Je suis très contente d’avoir pris l’initiative de voir ce qu’il se passait ailleurs pour moi, mais la base de ce départ s’est révélée beaucoup plus complexe que prévu. Je me suis retrouvée dans une ambiance de travail dans laquelle je n’avais jamais eu l’habitude de fonctionner. Cela m’a rendu triste et énervée beaucoup trop de fois, j’ai donc perdu beaucoup trop de temps et d’énergie en seulement deux mois, et ce qui m’a causé grand nombre de soucis de santé. J’ai fait mon premier arrêt de travail de toute ma vie. Cela m’a tellement foutu mal que je me suis sentie dans l’obligation d’aller revoir mes anciens collègues pour demander une analyse de ma personne et de mon travail en règle générale tellement ce travail m’a bouffé toute ma joie de vivre. Je me demande souvent si j’ai bien fait de partir, si du haut de mes 27 ans je vais continuer à galérer comme ça, si j’arriverais un jour à me poser et à travailler dans le milieu de la musique que j’affectionne tellement. 

Côté cœur, ça n’a pas bougé et je ne crois pas que cela bougera des masses. Mon passif a causé chez moi une certaine capacité à être forte face aux problèmes ou aux coups durs, et j’ai l’impression que « l’indépendance » que je dégage peut faire fuir les hommes. Je ne me considère pas être une meuf froide ou autre, juste que je n’ai pas le temps d’être perdue pour rien, d’être malheureuse pour rien, surtout quand j’estime que tout autour de soi roule comme sur des roulettes, et que je ne suis pas l’épaule sur qui pleurer constamment. Certaines personnes ont eu le malheur d’agir comme ça avec moi, de me prendre pour leur assistante sociale ou leur SOS suicide, mais j’ai besoin d’avancer avec mes douleurs et de grandir avec, non pas de trouver un semblable qui m’emporterait encore plus dans la darkness.

Néanmoins, je ne le dirais jamais assez, mais j’ai la chance d’être entourée de personnes bienveillantes, d’en avoir rencontré d’autres, et vu que j’ai le défaut de m’attacher vite aux gens et de leur accorder une place importante dans ma vie, j’ai toujours peur d’en faire beaucoup trop pour rien, mais c’est un risque que je veux bien prendre.
J’apprends petit à petit à me débarrasser de ceux qui se disent être mes amis voire « une famille » et qui ne cherchent qu’à épier mes dérapages plutôt que de s’intéresser à ma vie et de me soutenir.
J’entame 2018 d’un pas hésitant, sans vraiment de résolutions, mais avec l’espoir que les choses changent, vite, et dans le bon sens, pour essayer de m’élever socialement parlant et d’emmener ma clique avec moi dans ma folie. Je vais me concentrer plus sur le blog, faire davantage d’interviews, prendre le risque de frapper aux portes, que l’on me remarque dans le milieu musical, et laisser une bonne empreinte de Gloomy là où je pourrais passer.

Crédit photos : Caroline Mélia

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