CLEMENTINE JANE

Bonjour les gringos ! Todo bene ?

En ce moment même, je suis en train de préparer mes affaires pour me rendre en rémoiserie pour La Magnifique Society ! Je suis méga en stress car cela fait plus d’un an que je n’ai pas mis les pieds dans ma ville natale. C’est toujours synonyme de tristesse quand je me rends là bas mais pour une fois, je sais que je ne m’y rends pas pour assister à un évènement tragique. Revoir mes anciens collègues et les copains toujours présents me remplit de joie et d’excitation mais j’ai également peur de m’apercevoir, surtout au sein de certains copains, que la distance et le manque de nouvelles aura causé un fossé… Mais bon, tout ira pour le mieux hein ! Je serais entourée de mes acolytes d’amour, Marion et Mathilde, donc tout ne peut que bien aller !
Et vu que ce festival sent bon le printemps, les oiseaux qui chantent et les faux hippies qui portent des sappes à 500 boules sur eux, j’ai décidé de parler d’une chanteuse qui sent bon la fleur, les oiseaux qui chantent et qui reste totalement mignonne sans se prendre pour une hippie 4.0. Il s’agit de Clementine Jane alias Clem pour les intimes. J’ai rencontré la demoiselle à la suite de ma rencontre avec le groupe Two Faces (qui me rendront leur interview très bientôt 😉 ) et par le fait qu’un des membres de son groupe était en cours avec moi il y a de ça 6 ans ! (le monde est petit). J’ai bien accroché avec son univers. Son EP est dans mon Ipod, idéal quand j’ai envie d’être au calme et posée, très efficace pour me déstresser à certains moment. Pour l’avoir vu sur scène, la jeune dame envoie du lourd et elle a bien voulu répondre à mes questions pour qu’on en sache plus sur son projet !

 

 

Hola les enfants ! Comment ça va ?

Ça va super ! Merci !

Le groupe s’appelle Clementine Jane mais tu es accompagné par des boys bien motivés. Tu t’étais impliquée solo dans ce projet avant d’intégrer d’autres personnes ?

J’ai démarré le projet il y a environ un an et demi en ce qui concerne la composition et la production, avec l’envie de pouvoir à la fois jouer seule et en groupe. C’est pour ça que le projet porte mon nom. La rencontre avec les musiciens s’est faite assez rapidement et du coup je n’ai pas encore exploité la formule seule sur scène. J’y travaille en parallèle J

D’ailleurs Clementine Jane ça vient si je ne m’abuse de tes deux prénoms. Cette entité est réunie en une seule et même personne ou « Clementine » a une personnalité bien distincte de la « Jane » que tu aurais pu devenir ?

Intéressant ! Tu ne te trompes pas, Jane est mon deuxième prénom. Je trouve l’aspect de dualité chez l’Homme passionnant. D’où les deux prénoms. Je pense qu’on a tous en nous le jour et la nuit et on vit avec comme on peut !  J’ai envie de dire Clémentine c’est moi, la femme de tous les jours et Jane, c’est l’extrêmement moi, la parodie de moi ou celle qui peut exister sur – et grâce – à la scène.

Pourquoi avoir choisi ce registre musical ? C’est toujours des filles au physique tout innocent qui interprètent à merveille la pop folk electro de nos jours. Qu’est- ce qui t’as amené à ça ?

Je n’ai pas vraiment eu à faire de choix. La musique que j’écris aujourd’hui est complètement en phase avec qui je suis et ce que j’aime faire. Elle est teintée par pleins d’influences que j’aime ! Je n’ai pas peur du changement et de l’évolution donc tout peut arriver 😉

Comment fais-tu pour être multi-instrumentiste ? Ce n’est pas quelque chose de trop dure à gérer en termes de composition ? Comment arrivez-vous à travailler tous ensemble malgré vos situations géographiques un peu éloignées ?

Je baigne dans la musique depuis mon plus jeune âge donc j’ai eu le temps de survoler pas mal de pratiques musicales. Je m’accompagne sur scène depuis environ dix ans donc la difficulté pour moi s’est plus trouvée dans le fait de lâcher mes instruments pour être plus libre de vivre l’énergie scénique.

Niveau influences, tu te situes où ? Tes musiques sont un appel au printemps, à la douceur et à l’évasion. D’où le titre de ton dernier EP « BLOOM ». Une manière d’éclore, de t’émanciper vers une approche plus mélodieuse que le style folk dans lequel tu baignais ?

C’est très varié ! Je suis autant fan de pop que de hip-hop, soul, etc. J’ai été bercée par de la folk aussi. BLOOM fait référence à mon éclosion en tant que femme et à ce que j’ai traversé. Il y a aussi de la mélancolie dans tout ça, encore une fois reflet de cette dualité dont je te parlais plus tôt. Je m’émancipe en tout cas vers plus de liberté.

Parle-nous de ta formation au Labo du Conservatoire. Qu’est-ce que cela apporte de plus dans ta manière de travailler ?

C’est cool en terme de réseau déjà. Pleins de belles rencontres et de musiciens intéressants.  Les retours pro réguliers me confortent dans mes choix, mes envies, ma confiance. Je me suis laissé cette année pour expérimenter à fond les choses.

Pourquoi passe-t-on d’un groupe à l’envie de se la jouer solo ?

J’ai commencé la musique en solo au départ ! J’adore partager l’énergie sur scène, la complicité avec les musiciens, la tournée. C’est deux énergies très différentes mais les deux m’apportent quelque chose ^^

Ce n’est pas trop difficile de se faire entendre en tant que femme même si ce projet reste le tiens ? Comment arrives-tu à le défendre et à communiquer tes envies au reste de ton groupe ?

C’est vrai que j’ai encore du travail à faire à ce niveau! Il faut du temps pour s’apprivoiser, comprendre les autres et trouver le bon moyen de communiquer. Communiquer mes envies n’est pas un problème, c’est l’application qui peut poser problème des fois !! C’est un job au quotidien 😉

De quoi parles principalement tes chansons ? Je dois t’avouer que la chanson « She can’t lose » me touche plus particulièrement. Une ode à l’amour maternel ou je suis complètement à côté de la plaque haha ?

Il y a des grands sujets qui me tiennent à cœur, comme la Nature/écologie, la cause des femmes, l’amour universel. Il y a aussi beaucoup de ma vie, mon expérience personnelle. « She can’t lose » est une ode à l’amour mais envers la planète/nature justement ! Haha tu n’étais pas si loin, vu que je la décris comme « mère Nature ».

Parle-nous de la collaboration avec Spline Studios et l’histoire de tes deux clips ?

Spline c’est des copains et du talent réunis. C’était un plaisir de travailler avec eux, deux réal différents, deux points de vus, deux clips. « She can’t lose » réalisé par Joris Fleurot et « Lean on me » réalisé par Rémy Maman.

N’as-tu jamais tenté de t’exporter du coté de nos amis anglosaxons, Londres ou encore Montréal ? Je pense que tu passerais super bien dans ces coins-là. J’ai l’impression que la musique pop en Rhône-Alpes a du mal à se faire remarquer.

Je n’ai pas encore tenté mais l’envie est là ! Je me laisse un peu de temps ici pour donner l’impulsion à ce projet et on s’en reparle dans quelques années ^^ Lyon peut être un bon endroits pour « lancer la machine » avant de l’exporter ailleurs.

Quels sont les retours du public en concert ? L’ambiance est différente d’une salle à un festival ? Où te sens-tu le mieux ?

Jusque là les retours sont très agréables J Chaque concert a une ambiance qui lui est propre, d’une salle à un festival, d’une ville à une autre… À moi de m’adapter !

Qu’est-ce que vous nous préparer pour cette année ?

Je suis entrain de bosser sur de nouvelles prods pour la suite, un deuxième EP, des collabs, beaucoup de choses en préparation, il va falloir rester connecté !

Tu n’aurais pas été chanteuse, quel métier aurais-tu exercé ?

Super-héroïne ^ Ou quelque chose qui me fasse me sentir libre … Sérieusement, je suis quelqu’un de passionnée par nature donc tout est possible ! Même si la musique sera toujours au premier plan, il y a pas mal de recoins de l’Art que j’aimerai explorer.

Clementine Jane en 3 mots pour ceux qui ne vous connaissent pas.

Viens nous voir ! Trois mots 😉

Merci à toi Gloomy !!

 

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