FAKEAR

988465_787747944584574_218648761_nCrédit photo : Laurene Berchoteau

Coup de cœur du moment, le nouveau babychou du monde electro, qui a eu la gentillesse de bien vouloir répondre à mes questions. Peut-être que vous avez déjà entendu parler de lui. Si ce n’est pas le cas, je pense que vous allez adorer.

1) Fakear, présentes toi  tout d’abord 🙂 D’où vient ce nom de scène et qui es-tu réellement ?

Je m’appelle Théo, je suis un type banal de 22 ans, geek, névrosé et grand gamin. Fakear c’est un nom qui vient de la contraction de « Fake » et « Ear », parce que quand j’ai commencé à faire de la musique électronique, mes potes me vannait en disant « tu fais de la  fausse musique », du coup c’est de la fausse musique, composé avec une fausse oreille.

2) Es-tu autodidacte ou avais-tu  déjà un pied dans le milieu outre tes études de musicologie ?

Je suis  tombé dedans que j’étais petit : en fait, mes deux parents sont professeurs de musique, ils m’ont enseigné les bases de la musique avant que je sache parler 🙂

3) Comment décrirais-tu ta musique ?

C’est hyper difficile ! C’est comme si que je te disais « décris-toi », ton jugement de toi-même est forcément biaisé, c’est les autres qui te jugent… Enfin je vois ça comme ça. Pour moi, ma musique sort naturellement, elle est un peu kitsch et des fois un peu pataude, elle est facile à aborder et pas trop cérébrale… Des fois j’aimerais  faire quelque chose de plus  technique, ou plus complexe, mais j’en suis incapable en fait. J’ai une nature un peu niaise 🙂

4) Tu as récemment signé dans le même label que FLUME. Quel effet ça te fait d’être logé à la même enseigne que des groupes tels celui-ci ou encore BONDAX ?

C’est pas tout à fait le même label, en fait on a le même tourneur français. Le mec qui trouve des concerts à FLUME en France est le même que moi. Enfin ça reste génial ! Mais je pense qu’il ne faut pas trop fantasmer sur les noms qui t’entourent dans ce milieu, l’objectif c’est de bien t’entendre avec les gens ! Après, c’est toujours drôle de pouvoir croiser GRAMATIK ou TOKIMONSTA sur ta route, en te disant « ahh j’écoutais ça il y a 6 ans ».

5) Comment s’est passé l’enregistrement de ton dernier EP « Morning in Japan » ? As-tu eu ton mot à dire concernant la réalisation du clip ?

Je produis et je mixe tout chez moi, dans ma chambre, à l’arrache. Le moment qui ne m’appartient pas est le mastering, mais c’est le seul. Même si les choses s’accélèrent, j’ai envie de garder cette liberté et les mêmes habitudes qu’au tout début. Pour le clip c’était drôle, j’ai rencontré deux réalisateurs lors d’un festival de court-métrage à Trouville s/mer, le défi c’est qu’ils devaient me réaliser un clip e en 48h, un truc comme ça. Du coup on s’est rencontré, ça a collé tout de suite et en fait on est arrivé avec nos idées respectives pour ce clip, et on a marié le tout ensemble. J’ai eu complètement mon mot à dire, j’ai écrit 50% du scénario 🙂

823_757974727561896_896075794_nCrédit photo : Laurene Berchoteau

6) Comme SUPERPOZE, vous êtes assez jeunes. Où puises-tu ta créativité ? Quelles sont tes influences musicales ? A croire que la Normandie produit quelques petits prodiges 🙂

Haha effectivement, on est des bébés. Après, on a des méthodes très différentes de bosser. Moi, mes influences viennent surtout des voyages que j’ai fait, et des artistes que j’écoutais plus jeune. La Normandie a aussi un super processus d’accompagnement des groupes proposé par le Cargö, qui poussent tout le monde en avant ! Sérieusement, c’est sur qu’il y a du talent, je ne l’explique pas trop, mais les structures étudiantes comme la  Radio Phénix ou professionnelles comme le Cargö ou le BBC aident énormément. C’est une petite ville, mais vener !

7) Tu commences à être invité sur plusieurs festivals. Cela ne te fait pas peur ? Quelle relation entretiens-tu avec tes fans ?

Si, ça met toujours la pression ! Mais en même temps c’est un super défi. Pour les « fans » si jamais j’en ai, j’aimerai leur dire : « soyez pas fan, soyez pote » ! Si des gens sont touchés par ma musique, je veux les rencontrer, parce qu’on doit avoir des atomes crochus ! Évidemment c’est utopique, mais c’est un peu ce que je cherche, même avec les réseaux sociaux.

8) Avec quels artistes aimerais-tu collaborer à l’avenir ?

Je ne me pose pas trop encore cette question. En fait je me dis que Fakear c’est un truc tellement perso, que j’aurais du mal à le partager avec d’autres musiciens, qui ont des délires à eux. C’est au feeling en fait ! On verra !

9) Tu n’as pas l’intention de venir jouer à Reims ? Histoire qu’on puisse se rincer l’œil et écouter en live ton dernier EP ? 🙂 ou alors plus sérieusement pour rencontrer nos artistes locaux tels que Monsieur Monsieur,  Brodinski, The Shoes, ALB, etc…

Haha si j’aimerais trop ! Vous avez une super salle en plus 🙂 Et justement tu vois, je pense que je viendrais plus pour rencontrer le public de Reims que pour rencontrer les artistes qui y vivent… Le label Bromance, c’est pas trop ma came tu vois 🙂 Je les respecte énormément, mais je ne viens pas de cette culture, je n’écoute pas ça chez moi. Je ne sais pas si on parle le même langage musical.

10)  Amènes-tu un bout de tes voyages dans tes créations musicales ?

A fond ! C’est le but ! Après, je suis vachement inspiré par la vie de tous les jours aussi ; le voyage, c’est le petit piment en plus ! C’est un truc qui m’a toujours attiré, et j’essaye de faire ressortir le côté exotique, le côté aventure du voyage. La destination ne m’intéresse pas tellement, c’est les récits de voyages qui font rêver 🙂

11) Un dernier mot pour la fin ? 🙂

Viens faire un barbecue à Caen, tu verras c’est la plus belle ville du monde !

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