FLO CON

Hola Hola Holaaaaaaaaaaaaaaaa !
Tout le monde va bien ? Il fait froid, t’es pas content(e) ? T’es malade ?
Et bien saches que je m’en braaaaaaaanle complet car tous les ans c’est la même hein ! La neige toussa toussa oulalala c’est triste. Mais c’est la vie. Bientôt on gueulera parce qu’il fera trop chaud et qu’on aura les seins qui collent et que ça formera un mono-nénététonné (Ou pour vous messieurs vos castagnettas boulettas qui suinteront dans vos pantalons)
J’ai fini de faire ma Catherine Laborde beauf.
Je vais vous parler d’un petit belge, qui est accessoirement mon futur amant, mon futur petit-ami, mon futur mari, mon futur ex mari, mon futur premier cadavre jeté dans un fossé.

On s’est rencontré grâce à la magie d’internet, et après avoir vu qu’on avait une amie commune (Bonne Rozu) on a commencé à blablater et j’ai pu découvrir son petit talent caché.
Il fait de l’illustration/peinture gavée cool (Pierre Rabié si tu passes par là… j’en peux plus d’employer « gavé » à tout va comme si j’étais une Bordelaise pure souche) et voilà j’ai voulu en savoir plus.
Parce que parler de touche-pipi et de nos vies de branleurs, ça va bien 5 minutes. Et puis c’est quand même pas très intéressant.

 

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1) Salut FloCon , pour commencer d’où viens-tu  ?

Salut Julie, Flocon n’est pas mon vrai nom, tu t’en doutes…je l’espère. Je ne te le donnerai d’ailleurs pas. Parfois des gens qui prétendent me connaitre, ne le connaissent pas non plus. Puis j’aime que les gens se disent « Mais c’est qui ce mec avec son blaze de merde? » Je suis originaire du fin fond de la Belgique, à l’extrême sud de la Province du Luxembourg. Ancienne région de Métallurgistes dans laquelle il ne se passe plus grand chose. On préfère aujourd’hui dealer que créer.

2) Quel a été ton parcours ?

Le dessin était déjà un bon exutoire pour l’enfant très agité que j’étais, je peux donc dire que je dessine depuis toujours. Dans ma famille, l’art n’est pas étranger. Ma grand mère maternelle était musicienne, ma grand mère paternelle peintre. Toutes les deux autodidactes. J’ai également un oncle aquarelliste et enfin mon père est photographe. C’est d’ailleurs grâce à mes parents qui m’ont toujours soutenu dans mon parcours et le choix de mes études qu’en 2004 je rentre à l’Académie des Beaux arts de Namur. Après 4 belles années d’études durant lesquelles j’ai appris à peindre,sculpter,graver… et découvert notamment le graphisme ou encore la sérigraphie, je poursuis en 2008 des études supérieures à l’Institut Saint Luc de Liège. C’est à ce moment là que je me tourne vers l’illustration. Durant ces 3 années de Bac , et toujours entouré et encouragé par d’excellents professeurs, je me construisais mon propre style graphique. J’ai ensuite poursuivi une année à l’académie royale des beaux arts de Liège. Je dirais que c’était l’année de trop. J’ai préféré apprendre via des rencontres que sur des bancs d’école, c’est d’ailleurs comme ça que je me suis retrouvé dans un atelier indépendant à Liège avec 4 artistes qui passaient leurs journées à peindre.

 

3) Puises-tu ton inspiration chez d’autres artistes ?

S’inspirer ou recopier pour moi il n’y a pas une énorme différence. Donc non je ne m’inspire pas d’artistes en particuliers. J’aime la culture graffiti, street art, l’univers du tatouage et la culture surf skate…pour ne citer que ceux là. Et je pense que le mélange de tout ça donne du « Flocon » 12620886_10153829974464043_1041136589_o

4) Quels thèmes t’inspirent le plus principalement  ?

Tous! Mais j’avoue que j’ai une attirance pour tout ce qui est dégueulasse.

5) Qu’essayes-tu de transmettre à travers tes dessins ?

Depuis peu j’essaye de transmettre quelque chose à travers mes illustrations. Si j’arrive à faire passer n’importe quel sentiment pour moi c’est déjà gagné. Et si j’arrive à agacer ou mettre mal à l’aise c’est encore mieux. C’était plus avec une démonstration de maitrise de la technique que j’essayais d’impressionner auparavant. Je réfléchis maintenant en plus sur le fond, avant de peindre et d’essayer de me mettre à la place du public.

6) Avec quels outils travailles-tu ?

Je peins essentiellement à l’acrylique. Et pour tous ceux qui aimeraient encrer comme je le fais, j’utilise un Posca (feutre permanent à base d’acrylique) que je brule pour en extraire ce que j’appelle le jus dans lequel je trempe des pinceaux faits en poils de martre.

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7) On voit que tu dessines et peint sur divers supports, on suppose donc que tu sais t’adapter à tous les matériaux possibles ?

Tous je ne sais pas. Je ne les ai pas tous essayés. Mais je m’ennuie assez vite sur du papier, je préfère par exemple le bois.

8) Est-ce qu’il y a des supports que tu n’as pas encore testé et qui te brancherais ?

Oui. Les trains.

9) Explique-nous aussi l’histoire de ce collectif belge « Nomade » ? Quel est ton rôle au sein de ce collectif ?

Nomade c’est un collectif qui regroupe avant tout des potes. Nous sommes des amis parfois d’enfance et c’est pour moi le plus important. Nomade a pour énorme ambition de redynamiser la région devenue morte dans laquelle on vit. Le collectif travaille essentiellement le bois de récupération pour en créer du mobilier urbain. Destinés aux évènements dans la région. On loue et parfois même on vend nos créations…Personne n’a un rôle prédéfini dans le groupe. Chacun fait ce qu’il sait faire le mieux, pour ma part c’est des croquis préparatoires, la décoration du mobilier ou structure en bois. Le collectif doit encore grandir. Je ne parle pas du nombre de membres qui est déjà de 12. C’est déjà très élevé et pas toujours facile de se mettre d’accord et d’avancer ensemble, c’est par là qu’il faudra commencer pour devenir grands.

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10) Fais-tu des collaborations avec d’autres artistes  ou as-tu déjà songé à en faire ?

J’ai déjà peins des Fresques avec des artistes devenus de très bons amis par la suite.

11) T’as-t-on déjà commandé des projets assez fous ?

Non les gens ne sont pas assez fous pour moi. Mais les personnes qui suivent mon travail de près et me passent commandes, la plupart du temps me font confiance et me donnent carte blanche.
C’est moi qui crée la folie dans ces cas là.

12) En matière d’arts graphiques, la Belgique est assez pionnière dans ce domaine.

Bien qu’il ne soit pas comparable à celui de la France. Je suis fier de mon Patrimoine Belge. C’est en étudiant Van Eick, Magritte, James Ensor… que j’ai appris à poser mes premières couleurs sur une toile.

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13) Que penses-tu de la place de la culture et des arts en Belgique en comparaison avec la France ? Êtes-vous plus «  libre  » d’exercer dans ce domaine et y est-il plus simple de s’y faire un nom  ?

Les Belges connus en France sont plus souvent des chanteurs ou acteurs. Mais on a aussi de très bons artistes plastiques. Et je pense qu’il y a dans chaque région de Belgique une volonté d’apprendre aux gosses une discipline artistique, options à l’école ou cours particuliers… Je ne peux pas comparer ça avec la France je n’y suis jamais allé pour le vérifier. On dit toujours que pour devenir célèbre en France il faut monter à Paris. Ce qui est bien en Belgique c’est que Bruxelles n’est jamais très loin.

14) Qu’envisages-tu de faire de tes illustrations  ? Penses-tu à créer un bouquin/book «  street-art  » pour essayer de te vendre un peu partout ?

J’y penserai dans quelques années surement oui.

15) Penses-tu que l’on peut bien vivre de «  l’art graphique  »  ? En terme «  d’emploi  », quelles sont les clés du succès  ?

Tu connais déjà la réponse, non ça n’est pas facile d’en vivre. Et tout le monde le sait. Je travaille depuis quelques mois à temps partiel au Luxembourg en tant que décorateur. J’ai un salaire confortable, fixe et beaucoup plus de temps à consacrer à mes réalisations personnelles. Pour ça j’ai de la chance, et je peux remercier l’entreprise et surtout ma chef qui me supporte encore à mi-temps.

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16) Tu exposes actuellement dans une galerie Luxembourgeoise «  Robert Steinhauser  ». Est-ce une première pour toi ? Comment s’est mis en place cette exposition  ?

Ce n’est pas ma première expo non. Mais c’est ma première expo depuis plus d’un an. Je me suis servi de cette date d’exposition pour créer du neuf et faire mon retour en galerie. Là par contre c’est bien la première fois pour moi, j’ai du me bouger pour trouver le lieu d’exposition. Les fois précédentes, sans aucunes prétentions on m’appelait pour exposer.

17) Un petit mot pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Après avoir lu tout ça ils me connaissent un peu et sinon ils peuvent toujours continuer à me suivre sur ma page facebook: FLOCON ou me contacter à cette adresse le-flocon@live.be

 

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