» I am human / Nothing more than human « 

Bah alors ? ça ne va pas ? T’as mal au ventre ? Tu la sens cette douleur ?
C’est con hein car tu ne t‘y attendais pas. Pas cool cette petite claque de début d’année. Déjà que la fin d’année ne t’avait pas épargnée niveau déception, larmes, et j’en passe.
Ton papa est parti. Tu ne l’avais pas venu venir non plus ça. Puis des amis qui se font la malle face à cette situation délicate. Pas cool non plus ça.
Alors t’es partie. Au Portugal c’est pas mal ça hein ! Deux copines et zou. Une semaine et demi de vacances pour penser à toi, à autre chose. Tu étais bien là-bas. Tout avait l’air enfin de se remettre en place.
Et puis t’es rentrée. Et deux jours après ton arrivée, on t’a à nouveau fait comprendre qu’il fallait bien en profiter de ces vacances, car quelqu’un t’attendait au tournant pour t’en refoutre plein la gueule. Celle-là tu l’as sentie venir, la petite claque. Mais tu ne voulais pas y croire.  Alors, ce dimanche 8 janvier, tu t’es posée beaucoup de questions et tu as fait un choix.

Ce dimanche 8 janvier, j’ai décidé de disparaître. D’être un fantôme. Auprès du plus grand nombre de gens possible. Mais pendant un court instant. Un mois c’est pas mal.
Je ne comprenais pas pourquoi le comportement des gens me heurtait à ce point. J’essayais en vain de comprendre comment pouvait-on à ce point manquer de respect aux gens. Que ce soit en amour ou en amitié. Pourquoi on décidait toujours de me faire chier, de me faire du mal à des moments où justement ce n’était pas le moment. J’avais perdu toute confiance en moi. Je me méfiais de tout. De mes amis. Je ne voulais plus me confier sur quoique ce soit. De peur que l’on me trahisse de nouveau.
Ce dimanche 8 janvier a été le déclencheur. Je sentais que tôt ou tard j’allais ramasser. Tout semblait trop beau pour être vrai. Je ne pensais pas juste que cela viendrait de cet individu et de cette manière-là. J’estime que je n’avais vraiment pas besoin de ça. Ce n’est pas sa faute à lui. Ce n’est pas sa faute à elle. Ce n’est pas vraiment de votre faute. C’est juste la faute à pas de chance.

Alors disparaître pour se remettre en question. Se poser les bonnes questions.
J’ai décidé de profiter jusque septembre. De mettre de côtés mes recherches d’emploi. D’essayer de profiter de la vie. D’essayer d’être heureuse. Enfin.
Je dois vous avouer qu’étant de base collée sur mon téléphone pour n’importe quelle raison, décider de s’éloigner d’un « mode de vie » ultra connecté n’est pas chose facile. Mais bordel, qu’est-ce que ça fait du bien. Vous devriez essayer.
Déjà, supprimer les applications qui peuvent être tentantes. Désactiver ainsi les notifications qui te signalent un nouveau message, un nouveau mail, etc…
Ensuite, couper son téléphone. Mais pas totalement. Le mode avion suffira.
Prévenir 2-3 personnes de tes allers et venues pas plus. Mais à qui tu ne raconteras pas tout non plus. Voilà. Maintenant à toi de te planifier des séjours pour réfléchir, assez loin de chez toi sinon ça ne sert pas à grand-chose. Si possible là où tu ne connais personne.
Tu zieutes des villes, tu chopes un airbnb à l’arrache et tu te barres. Je savais que mon mois de janvier était très light niveau boulot alors dans tous les cas, j’avais prévu de trouver des solutions pour m’occuper.

J’ai passé beaucoup de journées, de nuits, à ma demander ce que j’étais en train de faire. Si j’avais bien fait de monter dans ce train, dans cette voiture.
J’ai également passé beaucoup de journées, de nuits, à pleurer. A en vouloir à ceux qui arrivaient à être heureux. A ceux qui faisaient genre de bien laver leur vitrine de bonheur pour ne pas laisser échapper un capharnaüm sans nom à l’intérieur. A ceux qui arrivaient à faire face, à mentir. Cela les rendait moins sensibles, intouchables. A ceux qui arrivaient à surmonter n’importe quelles épreuves. Ce qui était plutôt mon cas jusqu’à présent. Mais je n’avais plus la force. J’estimais m’être assez battue depuis ces 5 dernières années pour très peu de ressenti positif en retour.

Je ne sais pas si certains d’entre vous ont déjà eu l’impression de servir de pansement.
J’entends par là consolider une blessure, une plaie pour un individu mais une fois que la cicatrice est faite, on vous balance gentiment à la poubelle.
C’est le sentiment que j’ai depuis fin septembre et d’autant plus depuis début janvier. Et même si cela m’est déjà arrivé, très rarement mais quand même, je ne sais pas pourquoi, j’ai ressenti l’impression d’avoir été souillée.
Les femmes fortes et indépendantes font peur. On me l’a assez dit. Mais qu’est-ce qui vous fait croire que nous sommes capables, de tout encaisser, de tout subir, sous prétexte que généralement nous passons au-dessus de ça ?
De quel droit certains d’entre vous se permettent de nous mentir, de jouer un rôle. Sans raisons.
Surtout quand nous n’avons rien fait. Quand nous ne demandions que du temps.
A quoi bon prendre la peine de nous partager vos vies, votre entourage.
Pour une courte ou longue période, ce n’est jamais agréable. Et si quelqu’un est en mesure de m’apporter à une réponse à ce comportement, si brut soit-il, qu’il me le communique au plus vite.
Car se sentir désemparée et dénuée de tout est une chose dont je me passerais bien. Et je sais que cela va prendre encore plus de temps à ce que je redevienne celle que j’étais avant.

J’ai essayé de rechercher des gens dans la même situation, dans la même posture.
Des personnes qui ne me répondraient pas des « Ah oui je te comprends c’est chiant comme situation » , « Je suis là si tu as besoin hein » , « Ce n’est pas grave, il y en à d’autres » , « Je ne sais pas ce que je ferais sans famille comme toi ». Des personnes vraies. Qui ne passeraient pas leur temps à se plaindre encore une fois de tout et de rien. Qui ne chercheraient pas à m’appeler pour me raconter que leurs vies sont nulles, que leurs boulots sont nuls, que tout est nul.
Combien de fois ai-je voulu appeler ma mère pour lui demander conseil ? Combien de fois ai-je souhaité rentrer dormir à côté de quelqu’un qui m’apporterait son soutient juste avec un enlacement ? Combien de fois ai-je voulu que mon père m’engueule pour ensuite changer d’avis et m’encourager quoi que je fasse ?
J’ai voulu me rapprocher de gens qui suivaient le même parcours. Mais on ne les trouve pas comme ça.  J’ai voulu voir si le respect était définitivement mort autour de moi. Si l’égoïsme régnait toujours.

J’ai cherché une ville. Un pays. Pour m’enfuir définitivement.
J’ai monté des dossiers. Qui vont peut-être aboutir. Ou pas.
Vu que la majeure partie d’entre vous m’ont toujours dit que ma place était ailleurs qu’en France, pourquoi pas le tenter.
Pour une fois dans ma vie, j’ai décidé de n’écouter que moi. Principalement moi. Et même si mes décisions ne sont pas encore toutes complètement rodées, cela m’a fait du bien de ne pas entendre d’ondes négatives ou d’avis tous pliés.
Mais je ne remercierai jamais assez certains d’entre vous. De me soutenir depuis le début. De lever les bras pour moi. De m’avoir recrée une famille. De m’aimer pour ce que je suis. J’ai parfois eu l’impression d’être un poids pour vous, mais vous m’avez toujours aidé à me relever et à me faire comprendre que je comptais. Que vous ne m’abandonnerai jamais. Vous êtes toujours là pour croire en moi quand moi je n’ai plus la force de le faire et que la peur m’envahit.
Vous avez toujours essayé de m’épauler, sans savoir comment vous y prendre, mais vous avez toujours su faire les choses parfaitement même si vous vous excusez pour la plupart de ne pas « avoir été là »

Je vous aime énormément.
Pour vos mots, vos rires, vos gestes, vos paroles.
Je n’ai pas voulu répondre, décrocher, car je ne voulais pas que vous entendiez mes larmes, mes petites colères, et surtout je ne voulais pas entendre vos fameux « Ouais bah ouais » qui sont souvent maladroits mais qui mine de rien me foutent très mal à l’aise.

Alors voilà. Je suis désolée de vous avoir inquiété.
Je suis désolée d’avoir pris du temps pour moi et de m’être accordée le temps de me plaindre en silence.
Je suis désolée d’avoir rencontré des personnes qui m’ont tout pris en si peu de temps.
Je suis désolée de ne pas avoir un super bon mood depuis fin septembre.
Je suis désolée de toujours garder la tête haute et de croire encore que quelqu’un peut me rendre heureuse avec un rien.
Je crois que ça doit faire bien pour certains d’avoir dans son entourage une personne dont la vie est plus trash que la sienne. Ça rebooste peut-être votre égo. Et vous pouvez passer vos soirées à vous exclamer « Oh la pauvre »
Je suis désolée d’avance car certains ne vont plus me reconnaître.
J’ai fait des rêves où tout le monde savait mais personne n’osait.
Alors laissez-moi être et faire ce que je veux.
Et ne vous souciez pas de moi. Je vais essayez de retrouver des nuits sans boule au ventre. De peur de revoir les mêmes visages apparaître.
Tout ira pour le mieux. Et de beaux projets, autant personnels que professionnels, sont à venir.
Donc vous n’avez malheureusement pas fini d’entre parler de moi.

 

 

 

***

 

3 Comments

  1. Nancy_G3_Wish 30 janvier 2017 at 12 h 42 min

    Très honnêtement je ne sais pas quoi te dire… On ne se connaît pas assez et je ne sais de toute manière pas réagir de la bonne manière.
    Je vais simplement me contenter d’un « merci ». Merci d’avoir écrit ce post inspirant, merci pour toi, d’avoir décider de te battre envers et contre tout/e/s.
    Je ne peux que te souhaiter de vivre milles choses plus belles les unes que les autres qui sont amplement méritées.
    J’espère te revoir très vite 😉

    Reply
  2. Lalhow 20 mars 2017 at 18 h 49 min

    Sois forte et trace ta route.
    Moi je me suis coupée de toutes sortes d’amis et connaissances, pour n’en garder que qq1, qu’on pourrait compter sur les doigts de la main. les doigts d’une main pour être précise.
    Tu sais, j’avais assez à faire avec mes propres dramas, j’avais pas envi de subir ceux des autres, j’avais pas envi que des personnes puissent hiérarchiser les problèmes des uns des autres. Y a pas de hiérarchie aux problèmes, du moment que pour la personne qui le vit c’est un problème y a pas à le minimiser, il faut aider la personne, trouver des solutions, lui dire ce qu’on en pense, parfois les autres voient les choses d’un autre angle, un angle qu’on avait pas remarqué, et ça change tout.
    prend du temps pour toi, respire, apprends à compter sur toi, à être seule, à être ta meilleure compagnie, tu verras c’est que du bonheur. Merde arrête d’être désolée et pense à toi, c’est ce qui compte le plus, et personne (malheureusement) ne le fera à ta place. Trouve ta force à l’intérieur de toi ( je sais ça fait parole de vieille hippie, mais ça n’en est pas moins vraie) et tu seras invincible.
    Tu es forte, tu en capable, j’ai pas de doutes la dessus.

    J’espère que tu ne prendras pas mal ce message, je ne souhaite aucunement être une donneuse de leçons ou autre, juste je sais que tu mérites le Soleil.

    Reply
    1. gloomy 20 mars 2017 at 19 h 03 min

      Ah non je n’ai pas du tout à le prendre mal au contraire.
      C’est très vrai ce que tu dis et c’est gentil d’avoir pris la peine de m’écrire ça.
      ça va être un travail sur soi qui va prendre du temps mais j’espère que ça va le faire.
      <3

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