Jean-Pascal Collin : Le barber ToulousainG (avec l’accent)

 Changer de registre ce n’est pas si mal ! Mon blog est principalement axé sur la musique mais il n’y a pas que dans ce domaine que de petits talents existent. Du coup, aujourd’hui je me suis intéressée au cas de JP. Ce coiffeur/barbier tatoué a ouvert son salon il y a presque un an, et même si le monde de la pilosité fournie ne me concerne pas du tout, je me suis dit qu’il était susceptible d’intéressé certain(e)s d’entre vous !
Même moi en voyant les photos de son salon, j’ai envie d’aller y poser mon boule et de chiller tout en matant les petits culs toulousains qui se font coiffer et/ou barbouiller la face. Bref, JP nous raconte son parcours, sa vie, ses envies, et ça vaut le coup ! (de ciseaux…Ok je sors…)


crédit photo : mariecath.s

 

Comment il va JP ?

Tout va très bien et toi ? Merci pour cette interview, c’est une première pour moi.

 

Raconte nous un peu ton parcours et d’où tu viens.

Alors je suis de Reims,  mais maintenant je suis sur Toulouse depuis 6 ans.

Mon parcours, j’ai fait le collège, et j’ai toujours voulu travailler dans la mode, mais étant dans le sud c’était beaucoup plus compliqué pour moi de remonter à Paris pour faire de la sappe, donc je me suis lancer dans la coiffure il y a maintenant 12 ans.

 

Pourquoi avoir décidé de rejoindre le même parcours pro que ta mère et ta grand-mère ? T’es-tu lancé quand tu as vu que la mode des hipsters pouvait apporter une plus-value à ce métier ?

J’ai décidé de faire de la coiffure car le milieu de la création m’intéresse beaucoup. J’ai toujours aimé la mode, l’art, la sculpture, la musique et dans ce milieu tu peux tout mixer.
Je ne me suis pas lancé dans ce métier quand la mode des hipsters est apparue  mais j’ai vécu l’arrivée de cette vague oui.

 

Avec tous les barber-shops qui ont fleuris ces derniers temps, comment fais-tu pour essayer de te démarquer des autres ?

Tous les barber ont une identité c’est sur. Moi ce que j’ai voulu apporter dans mon salon, c’était quelque chose de moderne et intemporel en même temps, d’où le choix des couleurs, noir et blanc. J’essaie aussi d’apporter un esprit de salon de quartier et familiale où tout le monde peux venir, enfants comme séniors.

 

Pourquoi avoir décidé de devenir ton propre patron ? Qu’est-ce qui a changé dans ton mode de vie de devoir tout gérer solo ?

J’ai décidé de monter mon salon un peu par hasard en fait car à la base, quand j’ai quitté mon employeur je devais partir à Berlin mais plusieurs concours de circonstance on fait que j’ai dû rester sur Toulouse. Un ami à moi m’a parlé d’un local qui se libérait et c’est comme ça que l’aventure a commencé.

Ce qui a changé depuis que j’ai monté le shop, c’est que maintenant je prends vraiment conscience de ce que c’est d’être son propre patron dans le sens où tu dois faire toute la paperasse etc mais c’est le prix de la liberté et ça, c’est le bonheur. Je souhaite à tout le monde de pouvoir monter son entreprise à un moment de sa vie.

 

Comment ça se passe une journée de travail dans la peau de JP Collin ?

Une journée de taff, c’est que je sais quand j’ouvre mon salon, c’est-à-dire à 10h mais je ne sais pas quand est ce que je ferme. Après c’est comme dans tout les petits shops, les gens passent, ils boivent le café, d’autres me racontent les petits ragots du moment. Un vrai salon de coiffure en somme haha.

 

Quelles sont les coupes que tu réalises le plus souvent ? Arrives-tu à avoir carte blanche sur la nouvelle tête de tes clients ?

Les coupes que je réalise le plus en ce moment c’est beaucoup les dégradés à blanc avec différents mouvements sur le dessus.

 

Quelles sont les marques que tu conseillerais pour prendre soin de sa pilosité ?

Mes marques favorites pour la pilosité masculine c’est Lame & Tradition pour la barbe et Layrite pour les cheveux.

 

As-tu des maîtres yoda du ciseau que tu idéalises et avec qui tu kifferais de collaborer ?

J’ai mes idoles, comme Julius Ceasar, Schorem, Farzad et pour finir Alain le maitre barbier de paris.

crédit photo : mariecath.s

 

Ton salon est décoré avec beaucoup de goût ! Cela n’a pas été trop compliqué en termes de travaux quand tu as acquis ton shop ? Quel univers as-tu voulu dévoiler pour satisfaire tes envies et celles de tes clients ?

Merci beaucoup, ça fait plaisir.
Pour les travaux on était deux, ça était intense avec peu de budget. Mais tout est fait maison et ça, ça fait plaisir.

Comme je le disais plus haut, l’univers est intemporel, simple, participatif dans le sens ou toute la décoration qu’il y a dans le salon c’est des amis qui m’ont offert des photos, tableaux etc.

 

Tu as un compte instagram plus « personnel » où beaucoup de photos de toi en tant que modèle sont exposées. Est-ce une autre passion qui t’anime ? Le monde de la photo et du « mannequinat » ne serait-il pas un atout pour ton salon ?

J’ai fait quelques photos pour des photographes amateur, mais passer devant l’objectif est toujours compliqué pour moi. Cependant, j’apprécie le résultat et le travail que les photographes peuvent fournir.

Le monde du mannequinat et de la photo me plait beaucoup et c’est vrai que j’ai essaie  de m’entourer de personnes passionnées dans le métier pour fournir un meilleur contenu visuel pour ma clientèle et futurs clients du salon.

 

Quelle place occupe les réseaux sociaux dans ta vie ? Est-ce primordiale maintenant selon toi d’y avoir recours pour se faire une place ?

Les réseaux prennent une place important dans ma vie dans le sens où si tu n’es pas visible sur internet à cette époque tu n’existes pas. Donc oui je pense que c’est très important d’y être présent.

 

N’as-tu jamais pensé à t’associer avec un salon de tatouage ou un magasin de sneakers par exemple pour t’apporter plus de visibilité ?

Je n’ai jamais voulu m’associer avec des métiers différents du mien car je pense que quand un client passe la porte d’un salon, c’est dans un premier temps pour se faire couper les cheveux et la barbe. En plus, les concepts store fleurissent un peu partout maintenant, et il y a des moments où tu ne sais plus où regarder et pourquoi tu es rentré dans le shop.

Donc ma vision c’est plutôt que chacun reste à sa place.

 

Est-ce que les femmes ont quand même leur place au sein de ta boutique ? (Niveau coiffure…A moins qu’il y ait des femmes à barbe qui traînent à Toulouse)

Les femmes ont leur place dans mon magasin car je suis défenseur de la cause LGBT mais je ne leur ferais pas de coupe de « femme » mais si elles veulent de la coupe courte, garçonne avec grand plaisir.

As-tu déjà participé à des concours/championnats tels que celui de la plus belle Moustache où un de tes clients d’ailleurs y a gagné un prix ?

J’ai participé à un concours il y a quelques années, c’était le concours jeune talent où j’avais finis premier de ma région mais je n’ai pas pousser plus car ce n’est pas un milieu dans lequel j’aime évoluer.

 

Des projets, des choses de prévues pour cette nouvelle rentrée ? Tu te vois où idéalement dans 10 ans ?

Pour cette nouvelle rentrée j’aimerais être barbier officiel pour movember et après il y aura quelques petites surprises que je ne peux dévoiler pour le moment.

Dans dix ans, on verra.. la vie se charge de tout.

 

Un dernier mot pour finir ?

Merci Julie pour cette interview, t’es la meilleure.


crédit photo : mariecath.s

 

@Jpc_barber / @Jp_collin 

6 rue du Coq d’Inde, 31000 TOULOUSE

Métro Esquirol, Capitole

 

Pour prendre rendez-vous : ICI

 

 

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