KOKO CLAY

25 septembre 2017

On est lundi et j’en suis ravie car je viens aujourd’hui vous reparler d’une artiste que j’affectionne beaucoup et qui vient de ma ville natale : Reims. Maintenant cette dame en question vit en Angleterre et se prends pour la Diva de son tieks et elle a grave raison. Pourquoi ? Parce qu’elle chante bien, elle est belle comme tout et elle reste une personne posée. Alors si vous ne connaissez pas Corinne, alias Koreen, Koko Clay et j’en passe, vous allez l’adorer.

Koreen comment vas-tu depuis la dernière interview ?

Moi ça va, super bien! J’ai l’impression que c’est notre première interview pour être honnête, comme s’ il y avait eu une sorte de recommencement entre temps.

Toujours installée à Londres ? Raconte-nous ce qui, musicalement parlant, te fascine dans cette ville ?

Toujours installée à Londres! Ce qui m’inspire ce sont les possibilités qui semblent infinies en tant qu’artiste. Il y a un nombre étonnant d’endroits consacré aux concerts, live music et autres jam sessions. Il y a tellement d’excellents musiciens que ça nous donne nous aussi envie d’atteindre un certain niveau d’excellence. Le plus important c’est aussi de sentir qu’il y a de la place pour tout le monde. C’est ça qui fait la différence. Bientôt 5 ans que j’y suis installée et j’ai l’impression de n’avoir expérimenté qu’une infime partie … ?

J’ai vu via tes différents snaps/instagram que tu as réalisé une tournée en tant que chanteuse principale, un peu à la « Dreamgirls ». Cela a été une chouette expérience ?

C’est un spectacle qui rend hommage aux Legendes de la période Motown. Il y a beaucoup de chorégraphies, on est trois « divas » sur scène, c’est top. On voyage énormément avec ce show qui continue d’ailleurs, et on embarque pour une tournée aux États-Unis et en Amérique du Sud pendant la période des fêtes.

Tu nous disais à l’époque que tu étais quand même assez autodidacte. Qu’en est-il maintenant ? As-tu rejoint une maison de disques ou préfères-tu travailler de manière totalement indépendante ?

Non pour le moment je suis toujours Indie à 100%. J’ai voulu recommencer par la case départ car j’avais besoin de redéfinir mon identité artistique. Pour l’instant je dirige chaque aspect de mon  projet, et c’est vraiment un kiff. Je ne sais pas encore ce que le futur réserve mais à long terme j’ai le fantasme de créer mon propre label, j’avais lu une interview de la rappeuse Little Simz et j’avais trouvé ça super cool. En tant que femme dans l’industrie du disque, je pense qu’il est temps de prendre notre art, nos affaires et destins en main.

 

Niveau collaborations, en as-tu fait dernièrement qui t’ont apporté un réel atout dans ta manière de travailler ?

Il y a quelques temps j’ai collaboré avec David Balfe, le fondateur du groupe mythique anglais « Blur ». Le projet n’a pas vu le jour car je pense que le son réalisé ne me représentait pas suffisamment. Mais nous sommes toujours en contact et il m’a énormément guidé et conseillé sur la manière d’envisager le reste de ma carrière. 

On peut voir également via ton instagram que la mode occupe une place très importante chez toi. Tu façonnes cette image de « Disco Queen » à merveille ! Quel est ton petit secret ? Londres doit aider énormément pour ça !

Je ne sais pas si j’ai un secret, mais j’ai toujours adoré projeter l’esprit de mon identité artistique sur mon image. Je ne porte pas de veste à sequins volant pour aller chercher mon pain, (rires) mais j’aime cultiver mon personnage sur scène et au quotidien, et Londres encourage cette culture de l’individualité.


On t’avait abandonné avec le morceau « Can’t Love You Back » et tu reviens avec ce titre « In The Dark ». Comment s’est déroulée la composition de cette chanson ? Elle sonne comme un nouveau rebondissement, un autre chapitre qui se crée…

C’est la première sortie officielle que j’ai écrite, composée et produite entièrement. Je m’étais lancée dans la production il y a 5 ans mais je n’étais pas assez confiante à l’époque. J’ai encore énormément à apprendre, et c’est passionnant. C’est un peu le genre de titre qui s’écrit dans ton esprit miraculeusement avant même qu’il ne prenne réellement forme. J’ai eu une longue période de « writers block » où je n’avais plus spécialement d’inspiration et je doutais un peu de la direction que j’allais emprunter. Puis un matin j’avais posé les paroles et la mélodie du 1er et 2ème couplet et de là, je savais exactement de quelle manière j’allais composer la progression et produire le morceau. Le reste a suivi très naturellement. 

 

Quel est le retour du public face à tes prestations ? Tu étais dernièrement à Moscou, quelle est l’atmosphère qui se dégage là-bas en termes de diversité culturelle ?

Je n’y suis restée que deux jours, c’était très court. Mais de ce que j’ai vu, notamment dans le milieu artistique, on sent qu’il y a une communauté d’artistes fascinés par le monde, et c’est là que tu vois que même la culture noire américaine a un énorme impact qui s’étend jusqu’en Europe de l’est, ainsi que dans la capitale russe.

 

 

Que penses-tu de la place des femmes noires dans le paysage culturel global ? On a pu voir dernièrement le coup de gueule de Jada Pinkett-Smith aux Oscars 2016 ou encore Nicki Minaj concernant le racisme dans l’industrie musicale. Quel est ton point de vue face à ça ?

Depuis ces 2 dernières années, j’ai réellement l’impression que, depuis que des personnalités ont exprimé leurs mécontentements, les choses changent. En France, c’est très différent car on est encore très néophytes sur les questions raciales, d’inclusion et de l’importance de la représentation diverse notamment des femmes dans les médias.  Je suis quand même fière de voir « Moonlight » aux Oscars, Donald Glover aux Emmys pour sa série « Atlanta », « Girls Trip » (film réalisé par une femme noire avec un casting entièrement composé de femmes noires) et qui dépasse les 100 millions de recette, ou des séries comme « Chewing Gum » (de Michaela Coel) ou « Insecure » (de Issa Rae) toutes créées par des femmes noires, qui cartonnent. On a encore énormément de boulot en termes d’entrée en compétition fair-play mais depuis ces 5 dernières années, il y a progressivement un renouveau et une célébration de la diversité. Une chose que j’ai compris, c’est qu’on ouvre désormais nos propres portes sans avoir à rentrer dans les cases prédéfinies et obsolètes du système, crées pour récompenser les mêmes. 


As-tu des propositions de showcase en France ? N’as-tu eu jamais l’envie de rejouer dans ta ville natale par exemple ?

Pas encore, mais il y a par exemple des festivals vraiment cool dans notre région, et je me dis pourquoi pas intégrer la line-up un jour!


A quand la venue de ton premier album ou EP ?

J’espère l’Ep d’ici fin 2018! 


Un petit mot pour la fin Koko ?

Supportez vos artistes indé!

 

Soundcloud
Facebook
Instagram

You Might Also Like

No Comments

Leave a Reply