TWO FACES

Hello les dudes !
Je rentre tout juste de La Magnifique Society et autant vous dire que malgré quelques évènements un peu tristounets, c’était le feu !
Je m’étendrai d’avantage sur le sujet plus tard car j’ai l’intention de faire un article un peu centré sur moi à la demande de certains 🙂 Histoire de faire une mise à jour de ma petite vie !
Je reviens vers vous aujourd’hui car, comme certains le savent, j’ai eu la chance de participer à un clip pour la première fois de ma vie ! C’était une des plus chouettes expériences de ma vie. Le monde est petit car le chanteur du groupe en question est le petit frère d’un ancien camarade de classe des Ardennes ! Il est venu m’informer que son petit reuf recherchait une « danseuse » pour son clip et bim bam boom la chatte à McDoom, j’ai atterri ans ce magnifique traquenard. Two Faces est un groupe de trip-hop qui déboîte et vu qu’on est devenus potos de la mort, ils ont grave été chauds de l’interview à la sauce Gloomax.

 

Comment ils vont les Dupont et Dupond lyonnais ?

Dupont est encore en train de se faire l’intégralité des Comics Deadpool, pendant ce temps là Dupond cherche à créer un nouveau jeu, cette fois à base de coupe du monde (ça c’est son côté « actualité »…).
Et notre vie commune c’est du travail au local pour arranger le live et pouvoir finir de lâcher la bête en concert et beaucoup de démarches pour faire vivre notre dernier clip « Release the Beast » (mais ça tu le sais puisque tu as joué dedans !). C’est un beau mélange entre l’excitation de présenter notre travail et la fierté de notre réalisation !

Depuis quand vous vous connaissez les garçons ? D’où est venue l’idée de monter TWO FACES ? (et en plus il y a David le batteur, c’est pas cool d’associer uniquement vos deux visages haha)

Nous deux c’est une grande histoire de bromance. On se connaît depuis bientôt 10 ans maintenant. On a même vécu 1 an en collocation ensemble et c’est là qu’est né le projet Two Faces.
Musicalement c’est un mélange de nos influences respectives et de notre envie de faire quelque chose d’autre.
Au delà de ça on venait chacun de passer une période d’angoisse constante que l’on a dû combattre et surpasser et dont nous avions vraiment besoin de parler. Et puisque note expression passe principalement par la musique, le premier EP de Two Faces (qui tient d’une certaine façon son nom du yin et du yang) a été le moyen d’expier nos restes d’anxiété, quand « Release the Beast » arrive pour les écraser.

Pour ce qui est de David, il est arrivé un peu plus tard dans le projet et il s’est vite rendu indispensable. Maintenant c’est notre meilleur ami et notre pilier sur scène, et c’est d’ailleurs là qu’il est le plus mit en valeur !

Depuis toujours vous faîtes de la musique ou c’est venu un peu sur le tard au moment de vouloir draguer les filles ?

L’envie de pratiquer la musique a effectivement poussé en même temps que nos premiers boutons d’acné.

PO a commencé dans un groupe de punk et Ben en jouant dans un groupe où Linkin Park aurait été mal digéré avec Muse et La Fouine. Donc en terme de séduction on était pas vraiment les beaux-gosses du collège qui reprenaient « Serre moi » de Tryo après les soirées avec les correspondantes Italiennes.

On était nous deux très admiratifs de beaucoup d’artistes et on écoutait beaucoup de musique. Alors un jour tu franchis le pas, tu apprends la guitare, puis tu chantes, tu composes, tu apprends d’autres instruments. La vie fait qu’aujourd’hui on ne peut s’accomplir que dans la musique donc le chemin à prendre n’a pas été difficile à choisir.

Et comment vous travaillez ensemble ? Qui fait quoi ? Votre relation est quasiment fraternel, il n’y a jamais de couac entre vous pour décider du thème d’un morceau ou autre ?

Tout dépend : parfois il y en a un qui arrive avec une base et l’autre rajoute sa touche par dessus, d’autres fois on s’enferme à deux et on compose ensemble. On a chacun nos spécificités du coup notre travail se complète de manière logique. C’est en effet dû à notre relation fraternelle évidente, ça a marché dès le début entre nous, c’est devenu naturel de créer ensemble. Il n’y jamais de gros couac, souvent on n’est pas d’accord et quand c’est le cas, on réfléchit et on se rend compte que l’autre a raison. L’avantage de bosser à 2 dans une relation comme celle là, c’est que quand il y a un en baisse de régime, l’autre est là pour rebooster la machine. Et pour les thèmes des morceaux c’est pareil, on est sur la même longueur d’onde : si il y en un qui veut parler de quelque chose dans un morceau, l’autre le rejoint et apporte son petit plus.

L’univers de votre musique est assez sombre mais vos personnalités détonnent complètement de ça ! C’est ce qui est un peu propre à la musique Trip-hop en général ? Je sais que vous avez en référence Gorillaz et Massive attack, où l’univers est loin d’être le plus gai. 

C’est en effet l’un des points qui intrigue dans ce projet : on est des gars plutôt drôles dans la vie mais c’est justement au travers de la musique que l’on expie nos pensées les plus sombres et les plus torturées. Après, c’était surtout le cas sur le premier EP. On avait des choses à sortir, des sujets à traiter qui nous sont propres et maintenant on a d’autres messages à transmettre, plus de détermination.

Est-ce que c’est propre à la musique Trip-hop, on ne saurait pas dire, en tout cas c’est musicalement ce qui se rapproche le plus de nos émotions.

Et pour vos clips, vous collaborez avec l’équipe de Spline Studio. Racontez-nous cette rencontre. 

Spline Studio c’est une création de Joris Fleurot : Un ami de longue date qui a lancé sa boite et qui déchire tout maintenant. On est super content de pouvoir bosser avec eux parce qu’ils ont une vrai vision artistique qui en plus se rapproche de la nôtre. Ils n’ont pas de limite en terme de créativité et se donnent tous les moyens possibles pour arriver au bout des choses. On en est au troisième clip avec eux et c’est toujours mieux à chaque fois !

Ce n’est pas très compliqué en tant qu’artistes d’expliquer la vision que l’on a d’une de ses chansons en images ? Surtout si les interlocuteurs ne font pas partie de ce milieu à la base. 

C’est pour ça qu’on bosse avec une équipe qui nous comprend, qui bosse beaucoup dans la musique et qui partage notre vision des choses. Nous on a toujours des images en tête de ce que l’on veut faire, elles sont parfois un peu floues et c’est là que Spline Studio intervient pour les mettre en ordre et les améliorer la plupart du temps. C’est vraiment un plaisir de travailler avec eux.

Vous revenez en force avec votre prochain EP qui s’intitule « Release The Beast ». Une manière de faire sortir encore un peu plus la noirceur de vos âmes haha. Racontez-nous comment est né ce nouveau bébé.

Après le premier EP qui s’intitulait sobrement Two Faces et qui traitait principalement de notre bipolarité à plusieurs niveaux, on avait de nouvelles choses à dire. Les concerts nous ont rendu plus sauvages, on avait une vraie volonté d’être plus rentre dedans, c’est de là que vient Release the Beast. Maintenant que l’on s’est présenté, on veut montrer qui l’on est dans cet EP et surtout sur scène. 

On rencontre plein de gens de notre âge qui connaissent ou ont connus les phases par lesquelles on est passé. C’est symptomatique de notre génération ces angoisses. Pour nous l’idée est de retranscrire ces émotions dans la musique, puis ensuite de donner la rage qui va vaincre ce mal être.

Lyon est une ville assez riche culturellement parlant. Grand nombre de groupes y sont présents. Comment faîtes-vous pour vous démarquer parmi toute cette foule musicale ? Quelle trace auditive voulez-vous laisser sur le territoire lyonnais ?

C’est clair que Lyon est un vivier d’artistes talentueux dans tous les styles. De notre côté je crois que l’on se démarque par le côté « 360° » du projet : on s’applique à garder une esthétique très léchée sur nos morceaux mais tout autant sur nos clips, nos photos, nos interventions, etc… On ne veut rien laisser au hasard. Et ce qu’on veut laisser comme trace de notre passage, c’est de marquer les esprits des gens qui viennent aux concerts, de leur faire vivre une expérience profondément morale, qu’ils n’en ressortent pas juste en ayant écouté des sons mais qu’ils voyagent dans leurs émotions. Jusqu’ici c’est un objectif accompli, le public reçoit et comprend le projet tel qu’on lui offre et ça c’est génial, maintenant on ne veut pas forcément garder cette étiquette « artiste Lyonnais » mais plutôt conquérir d’autres territoires. A nous de tirer notre épingle du jeu.

Ne déplorez-vous pas un manque de femme dans le milieu électro trip-hop en règle générale ? Quel est votre avis de la place de la femme dans ce milieu où la parité, à tous niveaux de métiers du spectacle confondus, n’est pas totalement présente ?

Honnêtement, plus qu’un manque de femme on pourrait surtout parlé d’un manque de mise en avant de la scène féminine. On en a fait l’expérience récemment avec une réalisatrice qui cherchait des groupes portés par des femmes et qui n’en connaissait pas. De notre côté forcément on est dans le grand cercle de la musique à Lyon donc on en connaît un paquet mais c’est vrai qu’elles manquent de visibilité. D’autant plus que celles que nous connaissons sont toutes très talentueuses.

Ce qu’il y a de beau dans l’histoire du Trip-Hop c’est que quelques uns des groupes fondateurs de cette mouvance sont portés par des femmes, ce n’est pas le cas de tous les styles de musique (On pense bien sur à Portishead, mais aussi à Bjork ou Goldfrapp). Quand on est arrivé à Lyon le premier groupe qu’on a rencontré dans ce style qui ne court pas les rues c’est Scampi. Trip-hop très bien maitrisé et porté par une chanteuse: on vous les recommande !

Comment il est le public lyonnais ? Nous dans le Nord on est grave chaleureux au niveau de l’ambiance (lol)

Le public Lyonnais il est sympa. Il manque un peu d’énergie parfois, par contre il est tout le temps attentif et ça, ça fait plaisir ! Mais on a hâte d’aller voir comment vous êtes dans le Nord, apparemment entre les bulles du champagne et la Chouffe, c’est détonant …

Votre pire date de concert c’était quoi ? 

Avec Two Faces on n’a pas eu trop de purge en terme de concert, jusqu’ici tout s’est bien passé. Après on a plein d’anecdotes super drôles sur d’autres projets que l’on a eu auparavant mais ce sera pour un autre jour ☺

Vous vous êtes récemment entourés d’une attachée de presse. Ça se passe bien ? Quels sont vos missions/objectifs à venir ?

Oui pour ce clip on a décidé de faire les choses à fond et ça nous apparaissait comme logique de bosser avec une attachée de presse. C’est Anne-Laure Bouzy qui gère ça aujourd’hui et ça se passe plutôt bien. Pour la suite, après avoir sorti le clip, on va préparer la sortie de l’EP prévue pour l’Automne. Une tournée se book actuellement pour l’accompagner, en France et pourquoi pas ailleurs. On a notamment une grosse date Paris ainsi qu’une autre à la maison et on espère que le public lyonnais répondra présent !

Où est-ce que l’on peut vous retrouver prochainement ? 

Pour le moment, on peut nous retrouver le 21 juin à Lyon pour la fête de la musique. D’autres dates arrivent et vous pourrez toutes les voir sur notre page Facebook ou sur notre site www.wearetwofaces.com

Le mot de la fin ?

C’est l’été, soyez sauvage.

BISOU

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