VICELOW

Comme certains le savent, je suis une grande nostalgique. Alors quand j’ai vu qu’un ancien du Saian Supa Crew annonçait son retour en force, je n’ai pas hésité une seule seconde à en savoir plus. Vicelow m’a toujours fasciné, parmi tous les gars de ce crew, sa voix de velours m’a toujours titillé les esgourdes. Et quand je lui ai proposé de répondre à mes questions et qu’il a accepté, j’ai sautillé sur place telle une enfant de 5 ans devant sa nouvelle poupée (ou pour ma part, devant ma nouvelle voiture télécommandée).
Alors si toi aussi tu as zouké sur « Angela » mais que tu veux en savoir plus sur ce nouveau titre « Saïtama  » et tout ce qui l’entoure, lis moi cette interview. Et partage la autour de toi.

 

 

1) Bon Vicelow, comment vas-tu ?
Je vais très très bien, très très bien. Voilà. Question simple, réponse simple 😊

2) Trop le feu de voir que tu reviens sur le devant de la scène avec un clip qui fait autant plaisir visuellement que musicalement parlant. Mais on y reviendra après… Comment s’est passé l’après « Saïan Supa Crew » ? Cela n’a pas été trop dur après tout ce succès ?
Quand le groupe s’est stoppé en 2007, ça a été quand même assez dur, parce que qui dit rupture de groupe, dit que ça se fait forcément parce qu’il y a des désaccords, parce que c’est le moment où des chemins doivent se séparer. 10 ans plus tard je te dirais que oui, ça fait partie du chemin. Sur le moment, quand c’est arrivé, on ne pensait pas à succès/pas succès, enfin personnellement je n’étais pas trop bloqué sur ça. Tu perds des amis. C’est plus la relation entre nous qui a été compliquée à gérer.

3) Qu’est-ce qui, à l’époque, a poussé vos trois groupes (Explicit Samouraï, OFX, Simple Spirit) à n’en former qu’un ? Quelle était votre passion commune mise à part le son ?
Déjà pour l’histoire, Explicit Samouraï existait déjà (Specta et Leeroy), OFX aussi (avec KLR et Fefe). Moi je suis entré dans OFX dans la foulée, et Simple Spirit s’est formé après le Saïan. Il restait Sly et Sir Samuel qui se sont dit « Bah viens on fait un groupe comme ça il y aura 3 groupes, 3 entités » mais ça été fait dans un esprit bon enfant où l’on est parti tous ensemble dans nos concepts. D’où d’ailleurs le nom du « Saian Supa Crew » qui a été trouvé et qui fait référence au Dragon Ball Z de l’époque. Malgré le son, on avait beaucoup de choses en commun. Ce qui était intéressant, c’était de voir des gars issus de banlieues différentes pour certains, qui n’ont pas grandi ensemble, tous droit sortis de la génération 1980 avec tout ce qui passait à la télé à ce moment-là, qui ont tous regardé les mêmes choses, les mêmes dessins animés.

4) Pour avoir croisé Leeroy et Fefe lors de différents évènements, ils m’ont certifié qu’un retour du groupe était impossible. L’aventure s’est-elle si mal terminée que ça ? Continuez-vous à vous soutenir vis-à-vis de vos projets solos respectifs malgré tout ?
À l’heure actuelle, une reformation serait compliquée. J’ai dans l’espoir qu’on fasse un truc pour honorer et fêter les 20 ans de l’album « KLR », en 2019. Je trouve que ça serait cool pour nous, pour le public, ça ne nous fait pas refaire de nouveaux morceaux à rentrer en studio, mais ça serait cool de se rassembler. En tout cas, ça reste compliqué et je n’ai pas la réponse aujourd’hui pour ça. L’aventure ne s’est pas bien terminée mais comme je te disais toute à l’heure, elle s’est terminée comme toute aventure, toute relation forte. C’est toujours brut, c’est toujours violent, et puis on est nombreux, avec de fortes personnalités, de forts caractères.

5) « Entre prise de tête et crise de rire, Se résume mon historique. Fier de mes prises de risque. J’ai touché du bout du doigt le game du rap, ces VIP biatchs. Je fuis car je flippe d’avoir le VIH » (extrait de « Saturn » – 2012). Hahaha ça a le mérite d’être clair. Explique-nous plus en détails où tu veux en venir ?
Je voulais juste dire quelque chose qui résume mon tempérament. Je suis un peu chaud/froid, je suis quelqu’un qui peut être très foufou et qui a également une partie un peu sombre. Je me prends assez la tête et ça c’est quelque chose qui est interne, mais de l’extérieur, je pense que les gens me perçoivent comme quelqu’un d’assez open, en mode déconnade, très positif, alors que j’ai ma partie pas très rigolote. Mais pas mal de personnes sont comme ça !

À l’époque, quand j’avais écrit ce morceau, je n’étais pas trop en phase avec ce qui se faisait dans le game du rap. Quand pendant des années tu traverses le chemin, et que tu vois beaucoup beaucoup de choses, beaucoup beaucoup de monde, tu te dis que c’est un game, une mentalité, qui ne te parle pas spécialement. Et artistiquement, il y avait plein de choses qui ne me parlaient pas donc j’étais un peu déconnecté de tout ça, mon regard était un peu sombre. C’était l’état d’esprit de l’époque.

6) De ta carrière solo est née en 2008 la mixtape « Blue Tape 3 », une deuxième intitulée « BT2.0 » en 2012, un bonus « BT2 Collector » en fin d’année 2012 également. Mine de rien tu n’as pas chômé. Entre temps, la sortie de « Hip-Hop Ninja » a fait son petit effet. Comment travailles-tu en termes de composition, de production ? De base, tu es musicien et grand amateur de jazz, t’entoures-tu de spécialistes de qualité pour réaliser tes projets ou es-tu du genre à tout faire tout seul dans ton coin ?
Le truc qui se passe, c’est que depuis mes deux premiers projets « Blue Tape 1 » et « Blue Tape 2 », j’ai beaucoup travaillé avec un beatmaker qui s’appelle soFLY. C’était un peu le gars avec qui j’ai pu expérimenter, développer pas mal de choses, puis avec le temps c’est devenu un pote. On a beaucoup bossé ensemble, et aujourd’hui je continue encore de bosser avec lui et aussi avec d’autres amis qui font partie d’un noyau proche. Je ne suis pas du tout le gars qui va te demander de lui envoyer des instrus sur son mail, ce n’est pas trop mon délire. J’aime bien travailler les sons, j’écris après que les sons soient faits, et je consacre beaucoup plus de temps à la composition des musiques qu’à la composition des textes parce que j’ai des idées dans la tête et j’essaye de les exposer aux gars avec qui je travaille le son. Je viens avec des idées, je viens avec des références, on part de zéro à chaque fois, et puis là on part sur des compos, il n’y a pas de sample. J’écris après tout seul dans mon coin souvent quand j’ai les sons chez moi, tranquillement.

7) En tout cas, complètement contente de ce nouvel EP « Mid » qui vient tout juste de sortir du four. Tu as laissé ta voix grave et suave au placard pour réapparaitre dans un mood beaucoup plus « chanté » ? Pourquoi « Mid » d’ailleurs ?
Je n’ai pas laissé ma voix au placard, j’ai juste rajouté un panel un peu plus large. Souvent dans les morceaux, je me mettais en mode Vicelow et j’appuyais un peu plus sur le grave dans mon timbre de voix. Surtout depuis que j’ai travaillé l’EP et l’album – sur lequel je suis en train de charbonner depuis quelques années d’ailleurs – je travaille beaucoup plus les mélodies que les flows accrédités au rap. Ça amène d’autres vibes, d’autres mood.

Et pourquoi « Mid » ? Parce que tu dois toujours trouver un titre dans un EP (rires) et c’est un entre deux. Au moment où j’ai sorti l’EP, au moment où je suis en train de travailler l’album, je suis un peu en entre deux, à un équilibre, dans le sens où je regarde un peu derrière moi ce que j’ai fait. Je regarde devant ce que je veux faire, et j’ai l’impression d’être au milieu tu vois. Mais au milieu d’un chemin, sans tourner la page sur ce j’ai fait avant, j’ai envie d’avancer et de tester énormément de nouvelles choses, et je me sens middle. « Mid » c’est le milieu de beaucoup de choses, c’est ce côté milieu/moitié.

8) Qu’est-ce que tu veux nous transmettre à travers ce nouveau bébé ? On parle toujours d’influences hip-hop mais avec des touches d’électro voire même d’auto-tune. Tu n’as pas l’impression que de nos jours, sans cette bidouille magique, les sons ne prennent plus autant qu’avant ?
Moi ce que je veux transmettre à travers ce nouvel EP, c’est de donner un peu. Pour être sincère, comme je te disais, je travaille sur mon album depuis pas mal de temps, c’est un truc où je me mets un peu la pression parce que j’ai des attentes mais qui sont « artistiques ». J’ai envie que cet album-là représente un peu toutes mes influences et tout mon parcours en tant qu’artiste et en tant qu’homme, et j’ai envie de le construire comme ça. Que ce soit des morceaux qui bougent, des morceaux qui ne bougent pas, des morceaux lents, des morceaux tristes, j’ai envie de mettre toute cette palette dans l’album et c’est ce qui fait que « Mid » c’est vraiment un avant-gout. C’est-à-dire que j’ai 2 morceaux qui auraient pu être dans le délire de « Blue Tape », (c’est les deux premiers morceaux du projet), et après plus on avance dans l’EP, on tombe sur deux autres titres qui sont beaucoup plus travaillés pour ce que je veux faire pour mon album, où l’on retrouve un peu plus de chant, où les instrus ne sont pas spécialement des instrus qui font rap dans le sens premier du terme.

C’est pour ça que j’ai amené l’EP car je prends un certain virage artistique, je ne voulais pas venir avec l‘album comme ça, j’avais besoin d’un pont entre les projets que j’ai fait avant et ceux que je vais faire après. Ça m’a permis de tester des trucs. Tu me parles d’autotune, c’est un truc que je ne calculais vraiment pas, je mettais ça de côté, et puis après au studio, on a eu le logiciel, on a bidouillé, et il y a vraiment des choses que j’ai trouvé mortelles mais après tout dépend de comment tu te sers de cet outil. Chacun doit trouver sa formule, chacun doit trouver ses trucs, je n’ai pas envie d’en abuser mais je n’ai pas totalement envie de m’en priver non plus.

9) Quel est le regard que tu poses sur cette nouvelle vague de rappeurs qui a fait son apparition ces dernières années ? Avec ou sans autotune d’ailleurs haha. Est-ce qu’il y en qui te touchent plus que d’autres ? Ou fais-tu partie de ces tontons qui se disent « De toute façon, le rap c’était mieux avant » ?
En général, et je mets la nouvelle vague dedans, en ce moment ce qui se passe depuis 2 ans environ, le rap c’est la folie mais dans le bon sens du terme, dans le sens où il y a une explosion. On a beaucoup de propositions et il y a un certain « lâcher prise » de certains rappeurs, même des gars qui sont dans des aspects beaucoup plus street ou caillera. Musicalement, ils testent des choses. C’est fini les débats de « tu rap, tu chantes. Tu chantes, tu rap », tout le monde fait son truc avec le feeling, et je trouve ça vraiment mortel quand tu t’intéresses vraiment de près à ce qui se fait. Moi c’est la première fois que je travaille mes projets solos dans un truc où je suis quand même connecté avec le game. Il y a des trucs qui m’influencent, il y a des trucs qui me motivent, chose qui n’était pas le cas à l’époque où je te disais que j’étais déconnecté du game et de l’état d’esprit. En tout cas, en termes de création je suis connecté. Après, l’état d’esprit, le game c’est le game, il ne changera pas tu vois, mais cette nouvelle vague de rappeurs décomplexés je trouve ça frais.

« le rap c’était mieux avant », je trouve que ce n’est pas comparable parce qu’aujourd’hui, les choses qui sont mortelles n’auraient jamais pu exister sans ce qu’il y a eu avant, donc je ne peux pas comparer avec ce qu’il y a eu à l’époque. Dernièrement, j’écoutais « Outkast », j’écoutais des projets, et les gars étaient déjà dans le futur. Une chose est sûre, c’est qu’à l’époque, il y a 10/15/20 ans même, il y a des rappeurs qui étaient en avance sur leur temps, qui étaient vraiment précurseurs, qui étaient peut-être en décalage avec leur public, mais eux ils ont mis les premières pierres pour que tous les rappeurs d’aujourd’hui existent. Je ne peux pas dire que le rap était mieux avant mais l’innovation était beaucoup plus loin. Aujourd’hui, malgré toutes les influences que l’on a, c’est dur de tomber sur un album « classique ». La façon d’écouter est totalement différente de ce qui se faisait à l’époque. Avant on écoutait la musique, on ne la regardait pas, c’est-à-dire qu’on ne découvrait pas un album à travers plusieurs clips, ce qui change totalement ton écoute car les visuels mettent un peu des disquettes dans la tête des gens. On était focus sur la musique, sur le son, sur la création musicale, ce qui faisait qu’on était vraiment attaché à ces artistes et à leurs œuvres. On écoutera jamais la musique de la même façon donc on ne peut pas comparer, juger, ressentir les choses de la même manière. Il y avait des trucs de ouf avant, le rap d’aujourd’hui n’est pas mieux qu’avant, mais le rap d’avant il était chaud quand même ! (rires).

10) Qu’est-ce que tu peux nous dire sur le clip de « Saïtama » ? On voit que la danse occupe une grande place dans ta vie. Notamment dans le clip « Casse les côtes » où tu faisais appel à des danseurs. Tu animes également depuis plus de 10 ans des battles « I Love This Dance ». Explique-nous tout cet amour pour la danse hip-hop et où se passent principalement ces évènements.
« Saïtama » j’ai eu le concept du clip, et j’ai créé l’équipe au fur et à mesure avec un réalisateur qui m’a aidé à aller au bout de mes idées. J’ai géré toute la partie des danseurs, et aussi la DA image avec des amis. C’était un kiff, je me suis fait mon trip ! J’ai eu l’opportunité d’avoir quelque chose de qualité avec mes moyens d’indépendant, et j’ai été au bout du délire. Visuellement, j’ai toujours aimé les techniques de bras en danse, j’ai pris des techniques de hip-hop qui touchent le popping, qui touchent le waacking, l’électro…

La danse occupe une grande place dans ma vie autant que la musique, même à une période cela prenait plus de place que la musique, parce que ça m’inspire tout le temps depuis que je suis jeune. Mon dieu de la musique a toujours été Mickaël Jackson, c’est grâce à lui que je fais du rap, que j’ai toujours voulu monter sur scène. J’aime la musique, j’aime la danse, c’est un vecteur d’émotions qui est infini. Sans les mots, avec les mouvements, je trouve ça très pur. C’est quelque chose qui me parle et qui me parlera tout le temps.
J’ai créé « I Love This Dance » il y a 10 ans et l’évènement se passe à la Cigale. J’ai un autre évènement qui s’appelle le « Beat Dance Contest » qui a lieu chaque année lors du festival « Paris Hip-Hop » depuis 6/7 ans, qui réunit beatmakers et danseurs, et ça se déroule à la Gaité Lyrique. Il y a même eu un reportage sur la danse sur Netflix où l’on apparait dedans et ça c’est cool !

11) De quoi parles-tu principalement dans ce nouvel EP ? As-tu décidé de faire passer un message ou une idée à mettre en avant particulièrement ?
Un morceau comme « Saïtama »  est déjà en quelque sorte un peu à part parce que la conception est différente et j’ai décidé de le mettre dans l’EP au dernier moment. Dans les thèmes, je te disais que « Saïtama » était différent mais même si je fais passer un message, il y a quand même un arrière-gout d’ego trip. Dans les autres morceaux, je n’ai pas du tout d’ego trip, je fais un peu un constat sur la société, j’analyse comment le monde fonctionne en ce moment, comment je le perçois à travers les informations, les discussions des gens, juste en observant et en regardant des personnes. C’est un constat un peu sombre car pour être honnête, je trouve que l’on vit une période un peu compliquée, avec les attentats, etc. Et je trouve que là il y a une explosion de drames, d’évènements, qui sont de plus en plus lourds les uns après les autres. Tout ça mélangé avec les nouvelles technologies, avec nos nouveaux moyens de communication, tout ça explose, tout le monde a son avis à donner, et moi à mon niveau, j’essaye de parler de tout ça.

12) D’ailleurs, changement de look total un peu non ? La Wax est à l’honneur ! On passe du look décontracte de rappeur de banlieue au look de dandy-dready-hipster un peu ? As-tu fait appel à la marque « Maison Château Rouge » pour le stylisme du clip ?
J’ai fait appel à une amie styliste, on a fait du shopping ensemble. Pour le côté wax, c’est elle qui a créé le stylisme sur les vêtements et sur les éventails avec le tissu wax qu’elle avait. Le changement de look est pour ce clip qui est très visuel, c’est tripant. Dorénavant, je vais essayer de faire beaucoup plus attention au stylisme et de me prendre au jeu, car dans la vie de tous les jours je ne suis pas un sappeur de la mort. Je ne suis pas le mec qui s’achète tous les derniers trucs à la mode, je suis simple. Mais dans les clips, c’est l’occasion de pouvoir se faire un trip. Comme quand tu es comédien, tu es dans un personnage et c’est mortel !

13) Comment te sens-tu par rapport au retour du public ? Tu reviens avec quasiment 3/ 4 ans d’absence, n’as-tu pas peur que les anciens du SSC ne te suivent pas dans ton délire ? En même temps, ne serait-il pas plus intéressant de conquérir un public totalement inconnu ?
Le retour du public, à ce jour, avec uniquement un morceau de sorti, a été très positif. Après, il y a toujours des gens qui ne vont pas comprendre, qui vont bloquer sur 2-3 conneries, mais en grosse majorité j’ai des retours de fou. Avant ça, j’ai fait les « Blue Tape ». Déjà les gens qui m’ont suivi en solo avant, qu’est-ce qu’ils vont en penser ? Bien sûr que je me pose la question car les projets que j’ai fait avant étaient beaucoup plus en mode « Hip-hop Ninja », et là je vais dans une autre direction.  Donc oui peut-être une appréhension de comment ces gens-là vont le recevoir mais ça fait partie du jeu.

Et oui conquérir un public totalement inconnu, toujours ! Même quand je fais un concert, j’aime les gens qui viennent me voir mais j’aime conquérir un public qui ne me connait pas. En faisant ma musique avec l’expérience que j’ai, je pense qu’il y a moyen de toucher les jeunes ! Je ferai plus tard d’autres choses qui, je pense, m’aideront à conquérir un public plus vaste.

14) Comment vas-tu principalement diffuser ta musique ? Toc toc toc aux portes des majors ou Clic clic clic on bombarde sur les réseaux ?
Le but de l’EP c’est d’aller au bout du projet avec les moyens du bord. Internet on ne peut pas passer à côté de ça, les réseaux il faut toujours les bombarder. Qui dit réseaux dit que t’es direct avec ton public, c’est à lui de soutenir et c’est à moi de faire les choses pour qu’il me soutienne.

Après les majors, j’ai déjà toqué à certaines portes, j’ai déjà eu certains rendez-vous, plus pour l’album, mais pour être honnête au bout d’un moment ça m’a fatigué car je sentais que malgré mes années de musique, j’avais un travail de développement à faire. Quand tu viens en solo d’un groupe qui a été énormément connu, et que ça fait longtemps que tu n’as pas sorti un truc, ça ne sert à rien de venir avec un album déjà fini et qu’on te mette directement dans une case. J’avais besoin de tester des choses avant, comme le clip de « Saïtama » ou ceux à venir, et je pense qu’au sein d’une major, j’aurai pu faire ce que je veux car j’aurai eu plus de moyens, mais l’enjeu aurait été différent, avec un petit peu plus de pression. J’ai déjà clippé en avance la moitié de mes projets, je me fais plaisir, et on verra si les majors suivent après pour l’album, si Dieu le veut !

15) Dis-moi que l’année 2018 sera ton année ! Des concerts, des showcases de prévus ?
En tous cas, ce sera une année où je serai actif, que ce soit en termes de projets, de morceaux. Je suis en train de bosser sur mon album, j’ai déjà des idées de projets autres que l’album, d’autres EP, peut-être en collaboration avec d’autres personnes. J’ai envie de faire un maximum de projets donc qui dit maximum de projets dit bien sûr des concerts, des showcases et tout ça. Rien de prévu au moment où je te parle, mais après je vais avoir des dates pour pouvoir représenter l’EP en live. Il y aura des petites surprises en live aussi.

16) Le mot de la fin ? « Angela » ou « Saïtama » ?
Le mot de la fin c’est Vicelow, c’est Mid, L’Ep « Mid » qui est sorti le 13 avril.

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